23/10/2003

La Belgique s'incline contre la Tchéquie

Hier à Namur, les Tchèques ont battu nos mousquetaires 3-0. Après un hommage rendu pour ses 20 ans de carrière, Jean-Mi (17) débutait les débats contre Pavelka (163). Epuisé par un mois passé au Japon, Jean-Mi s’inclinait à la belle (9-11, 5-11, 11-6, 11-8, 9-11). Philippe (64) ne pouvait pas faire mieux contre Chiak (166) (7-11, 11-6, 6-11, 11-7, 1-11). Martin Bratanov (91) ayant perdu face à Vyborny (92) (10-12, 7-11, 4-11), les Belges devront encore attendre avant de s’assurer leur qualification pour l’Euro.
 
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LIGUE
Une déroute royale 22 octobre 2003 - Etienne Pairoux
 
La République tchèque a battu la Belgique 3-0 dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2005. Les chances de qualification ne se sont pas pour autant envolées.
Vingt ans de carrière au sein de l’équipe nationale pour Jean-Michel Saive, la présence de la reine Paola et de l’ambassadeur de la République tchèque, le match Belgique-République tchèque revêtait un caractère particulier dépassant le cadre de l’éliminatoire de l’Euro 2005. Mais si le ping se faisait « people » le temps d’une soirée, le sport n’en perdait pas tous ses droits. Ainsi, pour rêver de l’Euro, la Belgique, après avoir été chercher un premier succès en Serbie-Monténégro, se devait de prendre la mesure de la République tchèque privée de Korbel (retenue par la série japonaise). Mais si ce ne fut pas le cas, cela ne diminue pas pour autant les chances de qualification pour la Belgique puisque les trois premiers du groupe iront au Danemark. Pour ce seul match de l’année que l’équipe nationale disputait en Belgique, le hall Octave Henri n’affichait pas complet. La République tchèque, ce n’est pas la Suède, la France ou l’Allemagne. Mais c’est une solide formation demi-finaliste des derniers championnats d’Europe de Courmayeur, en avril dernier. Et qui compte des joueurs à tempérament, à l’image de Pavelka. Entre le 163e mondial et le 17e mondial, il y a normalement une sacrée différence. Mais avec un bras fatigué et une contracture à l’épaule, sans parler du contexte émotif de la soirée, Jean-Michel Saive n’était pas au mieux de ses capacités. Mais sans bien jouer, et mené 0-2, il conservait sa volonté légendaire pour revenir au score avant de s’incliner dans un troisième set âprement disputé. Dans tout ce qui s’est passé aujourd’hui, ce qui m’a fait le plus plaisir est la petite phrase du secrétaire de la Reine : « Merci d’avoir joué en étant blessé. » Il est vrai que s’il n’y avait pas eu tout le contexte particulier de la rencontre, je n’aurais jamais disputé ce match. Mais pour la qualification, la défaite de la Serbie-Monténégro est une bonne chose pour nous. Les voilà dans l’obligation de remporter deux matchs. Philippe Saive, par ailleurs organisateur de la soirée, se voyait ainsi placé au pied du mur et obligé de vaincre un Cihak qui avait battu Primorac aux championnats d’Europe. Incontestablement, le match fut plus spectaculaire que le précédent, mais avec un résultat identique : une nouvelle défaite en cinq sets. On savait que ce serait difficile face à cette équipe homogène. Moi, je cours tout le temps après le score. Difficile dans ces conditions de s’imposer. Le match prenait une tournure inattendue, eu égard à la différence reflétée par les classements mondiaux des adversaires de la soirée. L’ambiance, qui n’était déjà pas très chaude, prit un sérieux coup de refroidissement. D’autant qu’après avoir eu une balle de premier set dans sa palette, Martin Bratanov s’inclinait également dans le dernier match de la soirée. Inconsciemment, je crois que le contexte de la rencontre a pesé sur nous dans une salle où il faisait chaud pour jouer. Quant à ce match contre Vyborny que je n’avais jamais rencontré, c’était difficile de le remporter à partir du moment où je ne gagne aucun point sur mon propre service. Mercredi, à Namur, c’est une équipe belge en dessous de son niveau qu’on a vu à l’œuvre. Tout, pourtant, s’était mis en place pour que la soirée fût belle. Mais la fête des vingt ans de carrière de Jean-Mi a été gâchée par une équipe tchèque jouant sans complexe. Et, surtout, sans pression pour offrir à la Belgique une déroute royale…

17:48 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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