04/05/2004

Mon résumé de la finale!

Une finale comme on les aime…

 

Nous quittons Charleroi vers 13h15, déjà tous très motivés pour ce dernier match de la saison. A Barchon, nous nous arrêtons pour prendre quelques personnes, parmi lesquelles Christian D’Harcour et la mamy de Jean-Mi. Le car est alors presque complet et nous reprenons la route vers Grenzau. Nous patientons en regardant des clichés du photographe Willy Vrancken et je ne résiste pas à la tentation d’acheter une photo-poster de Jean-Mi.

 

Arrivés à Grenzau à 17h30, nous nous dirigeons vers le restaurant. Il est en effet temps de nous sustenter avant de remplir notre mission du soir, à soir pousser nos Villettois vers un sixième titre européen.

 

A 18h30, nous prenons place dans la petite salle de Grenzau. Les joueurs s’échauffent alors que nous, supporters, disposons notre attirail. Ainsi, certains pendent un grand drapeau belge alors que je suspends avec Aristide mon beau calicot « Allez Villette ! Jean-Mi, Vladi, Patrick, you are the bests ! ». Pour y arriver, je ne me gène pas et déloge un câble afin d’y passer en dessous le calicot.

 

Le tirage au sort désigne les matches suivants : Chen Zhibin contre Jean-Mi, Ma Wenge contre Vladi et Fejer-Konnerth contre Patrick. S’en suit la présentation des équipes et les hymnes nationaux. Et déjà, on peut se demander si la meilleure équipe du monde n’a pas les meilleurs supporters du monde car c’est vrai que si nous ne sommes pas nombreux, nous donnons déjà de la voix.

 

Jean-Mi débute sur les chapeaux de roue contre Chen Zhibin. Le premier set est déjà bon mais les autres seront encore dix fois meilleurs. Dans le second, Jean-Mi est ainsi mené 4-2 avant de s’imposer 11-4 et dans le troisième, il ne laisse aussi que quatre petits points à son adversaire. Vraiment, tout y est passé dans le chef du numéro un belge, toujours aussi combatif, et il faut avouer que c’est toujours un régal de le voir jouer comme ça.

 

On pense ensuite que Vladi, invaincu cette saison, va nous donner le 2e point synonyme de nouveau titre. Mais notre numéro 1 ne rentrera jamais vraiment dans la partie, face à un Ma Wenge qui joue le match de sa vie ! Les trois premiers sets sont pourtant assez équilibrés mais Vladi n’y est pas et il ne peut rien faire dans le 4e, qu’il perd 11-1. Dommage… mais c’est défaite prouve surtout que Vladi est un être humain qui n’est pas infaillible, et ce même s’il donne parfois l’impression d’être une machine à gagner.

 

Comme la semaine dernière, Chilou entre ensuite dans l’arène avec la mission de redonner l’avance à la Villette (et les derniers sets nécessaires pour décrocher la Coupe) et comme la semaine dernière, Patrick nous sort un match plein. 3-0 pour le Français, Fejer n’a pratiquement rien vu. Et dire que l’Allemand avait battu Timo Boll lors de la demi-finale. Mais peut-être la pression était-elle trop forte pour ses jeunes épaules… De son coté, Pat était évidemment surmotivé et je suis contente qu’il ait donné la victoire à la Villette. Finalement, cette victoire, c’est la plus belle preuve que ce sacre est celui d’une équipe toute entière, une équipe qui gagne grâce à une force de caractère, un esprit d’équipe et une faim de victoires incroyables.

 

Si la Villette mène 2-1, il faut cependant terminer la rencontre avant de pouvoir faire la fête. On retrouve alors un Vladi comme on l’aime et le Biélorusse se charge d’amener le dernier point aux Carolos. Il s’impose 3-0 contre Chen Zhibin, montrant ainsi que sa défaite du jour (la première de la saison) n’était qu’un accident.

 

Une fois le match terminé, tout le monde se lâche. Les bouchons ne tardent pas à exploser et nous, les supporters, nous en donnons à cœur joie, entre les « Merci Jean-Mi », « Merci Patrick », « Merci Dubo », « Merci Vladi », « On est chez nous » ou « On est champions ».

 

Les joueurs reçoivent leur médaille et la Coupe du vainqueur de la saison… 2004-2005 (on savait que Charleroi survolait le ping européen mais de là à nous donner le trophée un an à l’avance, c’est quand même trop gentil de la part de l’ETTU). Les Villettois passent aux interviews et les supporters aussi puisque Aristide et moi sommes interviewés pour Télésambre.

 

Nous nous rendons ensuite tous au restaurant, où nous allons fêter le titre avec une bonne petite pinte ! Et au moment où la fanfare arrive, c’est carrément de la folie. Pendant quelques minutes, les musiciens nous jouent des airs de carnaval. C’est la folle ambiance, à tel point que dans les toilettes, j’ai croisé deux Allemandes qui chantaient « La Villette, la Villette, la la la la la… » (Là, il faut quand même saluer la sportivité des gens de Grenzau). Arrivent tour à tour Jean-Mi, puis Patrick, Dubo et Lubomir. Malheureusement, le car décide de quitter cette sympathique bourgade allemande alors qu’il n’est que 23h15 et que cela ne fait qu’une heure qu’on fête ce quatrième titre consécutif… C’est promis, la prochaine fois, je resterai sur place pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit…

 

Nathalie, la fan numéro 1 de Jean-Mi


09:14 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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