26/10/2005

Article paru sur www.lalibre.be

Omnisports

Jean-Michel Saive ne dit pas non
Laurent Monbaillu

Mis en ligne le 25/10/2005
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Un rôle dans une cellule de reconversion des sportifs de haut niveau est susceptible d'intéresser le Liégeois. Qui rappelle toutefois qu'il compte jouer jusqu'en 2008.

BELGA

Jean-Michel Saive n'est pas tombé des nues, hier, à la lecture de la proposition émise par Claude Eerdekens, le ministre des Sports de la Communauté française, lequel souhaite obtenir, prochainement, un consensus quant à la création d'une cellule de reconversion pour les sportifs de haut niveau, coordonnée par deux ambassadeurs du sport francophone (voir LLB du 24/11). Comme il nous l'a expliqué, le pongiste liégeois avait ainsi déjà été mis au parfum il y a quelque temps.

«Pour ne rien vous cacher, lors d'une précédente rencontre avec M. Eerdekens, il y a six mois, il m'en avait touché un mot, afin de savoir si j'étais intéressé pour jouer un rôle important dans cette structure, semblable à celui d'Ivo Van Aken au nord du pays. Je lui ai simplement répondu en lui rappelant que j'étais sportif à plein temps, jusqu'en 2008 en tout cas. Ceci dit, je ne ferme aucune porte et je suis prêt à en discuter car, sur le principe, je pense que c'est une bonne idée. Le sport a besoin des anciens sportifs. Regardez Beckenbauer, Rummenigge, Hoeness au Bayern Munich...»

«Rien de concret»

L'idée d'apporter sa pierre à l'édifice du sport en Communauté française plaît, en tout cas, à Jean-Michel Saive.

«J'aimerais beaucoup rendre une partie de tout ce que j'ai reçu en pratiquant du sport au plus haut niveau, en apportant ma modeste contribution et en faisant bénéficier d'autres personnes de mon expérience, poursuit-il. Car il faut rester réaliste: révolutionner le milieu ne se fait pas d'un coup de baguette magique. On pourrait philosopher pendant des heures sur ce qui ne va pas et le thème de la reconversion est, bien sûr, très important. Quand on pense qu'on peut représenter son pays aux Jeux Olympiques, avec une obligation de résultats, et se retrouver sans boulot deux mois plus tard, c'est un truc dingue, une aberration totale! Alors, s'il pouvait y avoir une organisation qui puisse aider les sportifs concernés, ce serait évidemment très utile. Mais il n'y a rien de concret pour l'instant.»

«J'apprends au COIB»

Quant à sa propre reconversion, Jean-Michel Saive avoue qu'il n'y a songé qu'en de rares occasions. «On m'a posé la question quand j'étais à l'école. On me disait: Ah! Tu vas faire du tennis de table. Et après? Et je ne savais évidemment pas quoi répondre. Ensuite, je ne me suis plus jamais interrogé sur ma reconversion. Comme me l'a dit Eddy Merckx un jour, on ne sait pas faire deux choses à la fois convenablement. Mais la question va inévitablement resurgir très bientôt. Je n'en fais pas mystère: si je continue, c'est aussi parce qu'il faut bien payer les factures! s'exclame-t-il. Si je devais arrêter ma carrière brusquement, ce serait plus compliqué pour moi que pour mon frère, dont la voie paraît tracée. Mais je m'investis au niveau de la commission des athlètes du COIB, par exemple. J'y apprends beaucoup. C'est sans doute ma manière à moi de me préparer à une nouvelle vie...»

© Les Sports 2005


20:10 Écrit par Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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